éveil
sur les traces oubliées le temps s’abolit dans les lames inouïes
d’eaux en bataille
commence
le silence
sonde
écoute
l’errance
l’ancienne force féconde dans l’obscurité s’était dissipée
aujourd’hui fine avivée
elle
pressent le gel de la clarté à sa fin
une plume d’un trait boisera le vide
luminescent reflet de son inquiétude
l’ombre pâle du cygne oscille vacille
le feuillage du vieil arbre
frémits’éveillemurmurede nuit sur l’écorce déroulée une fine branche trace une ligne de signes
fil intemporel
se déploie
au grand jour
en ce silence
s’écoule le ciel s’élève la terre
lent souffle géant toujours au plus près sans cesse attise
amène le premier jour emporte l’ultime
entre les deux il est miroir des eaux intérieures lisses mordantes houleuses glace rivière larmes océan
le retrouver source claire de chaque instant
fluide rocher imprenable dans la voûte du ventre
au fond sans fin du grand silence souffle l’immense immobile cercle vif
tout en ce .
i n f i n i